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"A Colombey les Deux Eglises, je suis venu me ressourcer et me rappeler que le combat politique est un combat d'idées, de valeurs, d'honneur, pour l'intérêt général"

Publié le 25 Novembre 2012 par Fabien Perrussel

DSC04266Loin de la situation surréaliste dans laquelle se trouve le parti représentant ma famille politique, l'UMP, au lendemain d'un exercice démocratique, qui voulait sans doute rappeler l'inscription de ce principe de démocratie à l'article 4 des statuts de l'UMP, je me suis rendu, ce samedi 24 novembre 2012, à Colombey les Deux Eglises.

 

A Colombey les Deux Eglises, pour me rendre sur la tombe du Général de Gaulle, ainsi qu'au Mémorial et à la Boisserie, je suis venu me ressourcer et me rappeler que le combat politique est un combat d'idées, de valeurs, d'honneur, pour l'intérêt général.

Cet intérêt général, c'est l'intérêt du plus grand nombre, celui de la Nation et de ses localités. Nul ne peut s'en revendiquer le seul détenteur, encore moins par la force.

Ceci doit un peu être la même chose dans un parti politique, oserais-je ajouter, même si le Général de Gaulle ne faisait guère confiance à l'efficacité et à l'esprit démocratique de cet intermédiaire entre l'homme politique et le Peuple.

 

M'étant recueilli plusieurs minutes sur la tombe du Général de Gaulle, je me suis plu, au Mémorial, à la Boisserie, et en feuilletant plusieurs ouvrages dans les librairies présentes sur le site, à redécouvrir les grands principes de son attitude et de son action politiques :

- la nécessaire, démocratique et directe, légitimation d'un pouvoir fort, au-delà des partis et des appareils qui peuvent leur être internes ;

- l'esprit d'une résistance sensée (et non aveugle), contre tout ce qui est de nature à porter atteinte à la Nation ou à la nature humaine et ses fondements ;

- l'indispensable indissociabilité des affaires politiques et civiles et des affaires économiques et sociales dans le bon gouvernement d'une grande Nation contemporaine, c'est-à-dire d'une Nation indépendante ;

- le pragmatisme, la politique des circonstances, mais non pas le pragmatisme errigé en dogmes, car des valeurs, morales et pratiques, perdurent et priment ;

- et, peut-être, plus encore, la simplicité, l'humilité et l'irréprochabilité de l'homme politique dans sa vie privée et familiale.

 

Ces grands principes me parlent beaucoup et doivent inévitablement parler à de très nombreux Français.

A mon sens, dans la mondialisation ambiante, qu'accompagnent un changement des équilibres politiques, économiques et sociaux mondiaux, et un déclin du continent Européen, ceux-ci doivent être portés, non plus seulement à l'échelle de la Nation, mais également à l'échelle de l'Europe, d'une Europe puissante, large et aux compétences définies et cadrées.

Et ce chantier, entrepris en 1950, mais surtout depuis 2003, est loin d'être terminé. Beaucoup reste à faire.

 

Telles sont les choses qui me viennent à l'esprit à l'occasion de ce retour de "pélerinage républicain", dans le contexte qui est celui du monde d'aujourd'hui, de l'Europe, de la France, de ma famille politique ; un "pélerinage" d'autant plus symbolique pour moi que je ne l'ai pas effectué à proximité du 9 novembre, date anniversaire de la mort du Général de Gaulle, mais à proximité du 22 novembre, date anniversaire de sa naissance, comme pour me rendre compte et vous rendre compte de l'actualité de ce grand personnage historique et de son oeuvre et de la renaissance qui doit être celle de l'attitude qui était la sienne en politique comme dans la vie privée, ainsi que celle de la notion de Rassemblement (et non pas de division) des Français autour d'un idéal renouvelé, auquel je vais m'employer avec d'autres dès que notre famille politique aura dépassé, ou du moins clarifié dans ses symptômes, la crise majeure actuelle : celle des carences de sa démocratie interne, sur lesquelles je m'étais déjà exprimé en 2011 et surtout en ce début d'année 2012 auprès des instances compétentes.

Le Gaullisme et le Rassemblement pour un idéal Français ne sont pas morts. Il leur faut juste retrouver une seconde jeunesse : c'est-à-dire une vigueur, une actualité, une nouvelle forme, des leaders. 

 

Ce propos politique, au bon sens du terme, me conduit à deux autres propos conclusifs.

 

L'un consiste simplement à vous informer ou vous rappeler que tout s'est bien et régulièrement passé dans le processus de vote au sein de l'UMP de la 4ème circonscription du Rhône, en vous redonnant les résultats sortis des urnes, c'est-à-dire du choix des militants :

 

- Pour l'équipe dirigeante, François FILLON est arrivé largement en tête des 632 suffrages exprimés (sur 1162 inscrits, soit 54,4% de participation), avec 364 voix (57,7%), Jean-François COPE en recueillant 267 (42,3%), un unique suffrage nul ayant été dépouillé.

 

- Pour les mouvements, la Droite Sociale, dont je me revendique (car elle constitue, selon moi, ce Gaullisme renouvelé et de seconde jeunesse nécessaire à la France), est arrivée en tête des 613 suffrages exprimés (52,8% de participation) avec 31,6% (186 voix), devant la Droite Forte à 30,1% (177 voix), la France Moderne et Humaniste à 15,8% (93 voix), la Boîte à Idées à 6,1% (36 voix), la Droite Populaire à 6,1% (36 voix), les Gaullistes à 5,9% (35 voix), 26 bulletins faisant apparaître un souhait de vote pour aucun mouvement et 24 nuls ayant été dépouillés.

 

- Pour la Charte des Valeurs, 615 suffrages exprimés ont été dépouillés (52,9% de participation), dont 588 OUI (97,5%), 15 NON (2,5%) et 12 nuls.

 

L'autre propos, quant à lui, consiste à en venir à la situation de l'UMP et à ce que nous, militants, adhérents, sympathisants de droite ou citoyens en attente d'une opposition représentative et efficace, vivons depuis une semaine maintenant : un vrai calvaire !

Et celui-ci ne peut plus durer.

 

Aussi, j'en appelle (pour ne pas dire que j'implore pour le bien commun) à ce que le décompte officiel des votes exprimés soit enfin achevé par la commission de contrôle des opérations électorales (COCOE) de l'UMP sans oublier aucun suffrage exprimé. C'est le principe premier du vote démocratique.

Après, il doit toujours appartenir à chaque "camp" d'aviser s'il souhaite formuler un recours en interne, et le cas échéant, en externe, c'est-à-dire devant les tribunaux.

 

J'estime, en effet, que, paradoxalement, une semaine, c'est long, mais que nous avons également brûlé les étapes juridiques et politiques internes, dès le premier acte de la soirée du dimanche 18 novembre dernier, qui aurait dû être celui de l'annonce, en temps voulu, des résultats consolidés et vérifiés par la seule autorité légitime et impartial : la COCOE.

 

Je déplore qu'ensuite se soient succédées de longues journées invraisemblables, dont nous retenons davantage les mots des uns contre les mots des autres et contre le droit au respect des adhérents, que l'avancée incertaine d'un processus politique et juridique, certes non décrit dans tous ses précisions dans les statuts de l'UMP, mais dont nous connaissons toutefois les grands principes acteurs et directeurs.  

 

Je déplore, enfin, que le choix, présenté comme unanime, de la médiation d'Alain JUPPE, que l'on présentait même comme un possible "Président par intérim", ait finalement été écarté par Jean-François COPE au bout de 30 minutes de discussion, sachant toutefois que je me plie avec faveur à la parole de sagesse, un peu tardive selon moi, que ce dernier a prononcé en invitant à finir le travail de décompte entrepris. Peut-être Jean-François COPE a-t-il admis s'être, volontairement ou mal informé, un peu précipité dans sa déclaration du dimanche 18 novembre au soir. J'ose l'espérer.

 

En effet, selon moi, c'est seulement à l'issue des travaux qu'il me paraît possible et opportun que François FILLON et Jean-François COPE agissent dans le sens de recours internes, voire externes, et non avant ou en même temps.

 

Encore faut-il toutefois qu'aucun entrave, et j'appelle à ce qu'il n'y en ait pas, ne soit mise à la conclusion des travaux de la COCOE, et que l'on oublie encore des suffrages exprimés dans les urnes.

Dans aucune élection, je n'ai vu la possibilité pour qui que ce soit de ne pas prendre en compte, à la centralisation des résultats, des résultats sortis des bureaux de vote !

Après, qu'il y ait quelque recours, c'est un droit fondamental à respecter, mais il n'a pas lieu d'être avant que les résultats soient connus.

 

Nous devons mettre un terme rapide à cette situation indéfinissable et sans issue.

Par ailleurs, pour la France et pour l'exemplarité et la survie de notre famille politique, qui défend une France des droits et des devoirs, je n'admettrai plus aucun passage en force ou tour de passe-passe et appelle, s'ils m'entendent, Jean-François COPE, Président "déclaré" de l'UMP, et surtout ses amis et soutiens proches à donner l'exemple en l'affirmant et en créant les conditions de la transparence et de la justice internes.

 

Ceci n'a que trop duré.

L'avenir de l'UMP, parti représentant notre famille politique, ne doit pas être réduit à un combat dans lequel s'illustrent des personnes aux attentions et aux méthodes peu louables, mais, bien au contraire, doit être fondé sur des idées, des valeurs, notamment celles du Général de Gaulle, celles de la France, vraie et éternelle.

 

 

Vive la République ! Vive la France ! Vive l'UMP !

 

 

Fabien Perrussel

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