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FABIEN PERRUSSEL DENONCE LES INCOHERENCES ET LE DOGMATISME DU PROJET DE REAMENAGEMENT DE L’AXE VITTON-ROOSEVELT

Publié le 21 Juin 2012 par Fabien Perrussel

COMMUNIQUE DE PRESSE / FABIEN PERRUSSEL / REAMENAGEMENT DE L'AXE VITTON ROOSEVELT - 6ème ARRONDISSEMENT DE LYON

 

 

Suite à la réunion de concertation, qui s’est tenue en Mairie du 6ème, ce mercredi 20 juin 2012, en présence des principaux élus de l’arrondissement, de commerçants, de riverains et de représentants du lobby cycliste lyonnais, Fabien PERRUSSEL, animateur du Conseil de Quartier “Tranquillité Publique” du 6ème arrondissement et membre du Conseil de Développement du Grand Lyon, qui était présent à la réunion, s’insurge contre, selon ses termes, “les incohérences et le dogmatisme d’un projet non voulu par la population et les acteurs locaux”.

 

 

Fabien PERRUSSEL est intervenu à l’occasion de la réunion publique, interpelant Gilles VESCO, Vice-Président du Grand Lyon, et ses services, sur l’importance du débit de véhicules sur l’axe Vitton-Roosevelt, qu’il estime “sous estimé dans les projets de réaménagement présentés, visant à supprimer une voie de circulation sur un axe souvent encombré, notamment entre le boulevard des Brotteaux et la rue Garibaldi”.  

 

En matière de circulation, Fabien PERRUSSEL dénonce également le laxisme des services en matière de sécurité et de contrôle des comportements très excessifs de la plupart des cyclistes : feux rouges et priorités grillées, prise de sens interdits, utilisation des trottoirs au détriment des piétons etc. “Il y a des lois à faire appliquer, qui sont aussi bien valables pour les cyclistes que pour les automobilistes. Or, si je vois de nombreux automobilistes verbalisés, je ne vois pas de cyclistes l’être. D’ailleurs, je remarque que Monsieur VESCO, alors que les participants lui demandaient les quelques statistiques des verbalisations censées être dressées, n’a pas été en mesure de nous donner le moindre chiffre”, explique Fabien PERRUSSEL.  

 

“De surcroît, en matière de stationnement, je crois qu’il y a là, cette fois, une surestimation des capacités actuelles, sachant que de nombreux stationnements, sur cette artère majeure mais aussi commerçante et résidente, et elle doit le demeurer, se font malheureusement bien souvent en double file. Passer à deux voies serait absurde et criminel, car catastrophique pour les commerçants du quartier et pour la sécurité de tous les usagers de la voie publique”, poursuit Fabien PERRUSSEL.  

 

Fabien PERRUSSEL observe “que le projet a, semble-t-il, été étudié en totale abstraction du projet voisin de réaménagement de la rue Garibaldi, qui, à cause du nouveau croisement Garibaldi-Lafayette, va encombrer cette autre artère structurante jusque bien plus au nord que le cours Vitton”.

 

“Le sentiment avec lequel je quitte cette réunion publique commence à être habituel. A son arrivée, Monsieur VESCO explique que tous les avis seront pris en considération. Et, à son départ, après avoir ressenti la contradiction, il nous explique que, dans tous les cas, le Président du Grand Lyon décidera comme bon lui semble.

 

Ce ne sont pas là des méthodes susceptibles de sauver le niveau grotesque de ce projet : s’il est indispensable et rendu obligatoire par la loi “accessibilité” d’élargir les trottoirs, au moins dans la partie de l’axe allant du boulevard des Brotteaux à la rue Garibaldi, tout porte à considérer que la rue Tronchet et la rue de Sèze, par ailleurs dans l’alignement de la place Lyautey où convergeront ou d’où viendront les cyclistes, seraient bien plus à même d’accueillir un aménagement cyclable amélioré.

 

La vérité, je le crains, c’est un chantage urbanistique et politique, se résumant dans la formule “pas de piste cyclable, pas de trottoir”, c’est la volonté de dégrader le cadre de vie dans notre quartier, et c’est l’échec cuisant de la politique des modes doux à Lyon depuis plusieurs années. Où voyez-vous de la douceur ? Et le vélo a-t-il vraiment remplacé la voiture, comme promis ? Non, car la pratique du vélo et l’utilisation de la voiture ne sont pas de simples vases communicants”, conclut Fabien PERRUSSEL.

 

      
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