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Je me tiens à la disposition de Michel Havard

Publié le 1 Décembre 2013 par Fabien Perrussel

Membre du Comité départemental de l’UMP du Rhône, soutien de la première heure de Michel Havard pour les primaires de la droite et du centre à Lyon, et maintenant pour les élections municipales de mars 2014, je souhaite porter, dans la campagne qui s’ouvre et dans le 6ème arrondissement, un sujet qui me préoccupe, parmi tant d'autres : la « tranquillité publique », dont je préfère le terme à celui de « sécurité ».

En effet, la tranquillité publique englobe la sécurité et l’ordre public, mais les dépasse.

Bien souvent et notamment aujourd’hui, ce qui relève de la petite délinquance ou de vrais comportements déviants et dangereux appelant notamment des contraventions n’est pas pris en compte dans les politiques de sécurité.

Or, de la petite délinquance à la grande, il n’y a qu’un pas, un glissement, qui peut être rapide, si on n’y prend garde. Et c’est ce qu’avec d’autres citoyens du 6ème je relève dans l’arrondissement depuis une dizaine d’années.

 

Membre de la société civile et habitant du 6ème depuis 1994, j'y anime le conseil de quartier « tranquillité publique » depuis 2009 et est membre du Conseil de développement du Grand Lyon représentant les habitants du 6ème, où vivent 11% des Lyonnais, souvent méprisés et payant docilement leurs impôts et taxes, sans oublier les 72000 procès-verbaux au stationnement dressés par an dans l’arrondissement et dont nous ne voyons guère le retour.

En effet, en échange, la propreté est par endroits catastrophique, l’insécurité et les nuisances à la tranquillité publique grandissantes, les aménagements de voirie, tels le pont Morand, le cours Lafayette, les pistes cyclables dans chaque rue, et bientôt la rue Garibaldi et le réaménagement des cours Vitton et Franklin D. Roosevelt, ratés ou en passe de l'être.

 

Demain, au lendemain des élections municipales de la fin mars, je souhaite que cette question soit prise au sérieux et de manière constructive.

Aussi, je propose à Michel Havard, que j'ai senti très réceptif à mon propos, de l’accompagner dans une telle démarche, en tant qu’élu à la Communauté Urbaine de Lyon, la future Métropole, ou au Conseil Municipal de Lyon.

En effet, une inconnue demeure quand même encore à mon sens quant à l’échelle de traitement du sujet : quelle institution locale va s’en emparer ? Je veux en tout cas m’assurer personnellement qu’entre le Grand Lyon et la Ville de Lyon au moins l’une des deux s’en empare.

 

Je profite également de ce billet pour dissiper quelques malentendus locaux.

J’entends certains ne plus jurer que par la société civile, au détriment de la sphère politique.

Je tiens à briser le cou à la fausse idée selon laquelle le monde politique ne serait plus réceptif aux problèmes du quotidien.

C’est tout simplement faux, c’est ma conviction.

Et je prétends même que l’on peut très bien s’investir des deux côtés et que ceux-ci s’enrichissent mutuellement.

Il faut juste trouver le bon équilibre entre les deux, une élection municipale demeurant avant tout un évènement politique, au sens noble du terme, de débat d’idées, de propositions, de valeurs, de convictions, et pas seulement une période de séduction ou de récompense envers une société civile, que l’on pénalise le reste du temps, notamment à coup de fiscalité.

C’est ainsi que je souhaite mettre à profit mon implication, ma connaissance du terrain et mon esprit militant, au service de mon arrondissement et de ma ville, et que je me tiens à la disposition de Michel Havard.

Dans beaucoup d'autres domaines, je me tiens également à la disposition de Michel Havard, dans tous ces domaines où Lyon et son agglomération peinent et peinent de plus en plus depuis 2001 : finances et gestion du patrimoine, développement économique et commerce, grandes infrastructures et aménagements, affaires sociales, petite enfance, culture, rayonnement international et tourisme, démocratie de proximité ou participative.

L'heure me semble venue pour la définition d'une nouvelle méthode et d'un nouveau contenu politique local, notamment sous une contrainte impérative : ne pas encore augmenter la pression fiscale, que Gérard Collomb a fait augmenter de 84% à la Ville de Lyon et de 62% au Grand Lyon depuis 2001 (qui a vu ses salaires et revenus augmenter de la sorte depuis 2001 ? Pas grand monde à mon avis !) et a déjà promis de réaugmenter au lendemain de son élection.

A mon sens, un nouveau leader, une nouvelle équipe, une nouvelle politique, une nouvelle énergie doivent s'imposer en mars prochain.

C'est tout le sens de ma démarche.

 

 

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