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Je ne me suis jamais autant senti opposant qu'aujourd'hui !

Publié le 15 Décembre 2012 par Fabien Perrussel

Je ne me suis jamais autant senti dans l'opposition qu'en ce moment ! Et ce n'est pas peu dire ... Quelques illustrations ...
 
1/ Opposition naturellement nationale, au gouvernement, à sa politique économique (s'il en a une ...), à sa politique sociale, à sa politique intérieure dans son ensemble, et à sa politique européenne et internationale, qui présente l'"incroyable" caractéristique d'avoir pour effets d'augmenter les plans sociaux encore plus vite que les minima sociaux, d'augmenter très fortement les impôts (surtout sur les classes moyennes!) sans réduire la "vraie" dette (partie structurelle), de parler de social en voulant réduire en miettes la famille, et d'isoler la France en Europe tout en prenant sa part à "l'Europe passoire" qu'il nous faut dépasser, réformer.

2/ Opposition également locale, notamment à travers deux évolutions en marche pilotées d'en haut et sans réelle prise en compte de l'intérêt général :

- opposition au tracé court du "Tronçon Ouest Périphérique" (TOP) de Lyon, qui n'a pas lieu d'être en pleine agglomération.

Je suis pour un arc de cercle plus large et périurbain encore que le "tracé long", c'est-à-dire entre Anse sur l'A6 et Givors sud sur l'A7, en passant à côté de Chessy, L'Arbresle, Courzieu, Yzeron, Rontalon, Mornant).
On ne fait pas en 2012 un périphérique à l'intérieur de l'agglomération donnée en 2012.

On le fait à l'extérieur de ce que devrait être l'agglomération en 2030 ou 2050!
De plus, l'objectif d'un périphérique n'est pas d'agir positivement ou négativement sur le trafic des résidents, mais de dévier du coeur d'agglomération le flux des non résidents et de ceux qui ne font que passer.

Je serais assez favorable à ce que l'on commence par un tel projet, qui permettrait par ailleurs de tenter une fusion des projets "TOP" et "COL" (Contournement de l'Ouest Lyonnais) en un seul projet, et après, si cela ne suffit vraiment pas, à ce que l'on envisage de travailler sur un TOP "intérieur" entre la Porte du Valvert (jonction A6 / Périphérique nord), qui pourrait se rapprocher du tracé court du TOP.

Mais, ce tracé court, pour moi, doit demeurer un complément et une exception, et non pas une règle rigide et un projet exclusif qui risqueraient d'aggraver encore les problèmes de circulation dans l'agglomération lyonnaise.

 

- opposition aussi à la "Métropole d'intérêt européen", promise à Lyon, car il s'agit d'une décision politique venant encore d'en haut sans concertation pas même politique.

En effet, je ne suis pas favorable à la disparition des conseillers généraux en milieu urbain. Même peu connus, ils constituent pour moi de meilleurs interlocuteurs sur un territoire réduit donné que des conseillers élus sur liste à l'échelle de la ville et de l'agglomération.

D'autre part, je ne suis pas favorable à un Conseil général du Rhône réduit aux 400000 habitants de la partie "hors agglomération lyonnaise" du département du Rhône : un territoire qui, en superficie, serait 7 fois plus petit que la Gironde, 2 à 3 plus petit et 50% moins peuplé que la moyenne des départements métropolitains, et qui ne serait plus uni à la "ville" dans un système "gagnant-gagnant" qui a fait ses preuves.
Disons-le franchement : c'est la mort annoncée et programmée des départements, une collectivité qui a globalement été bien gérée dans l'histoire, sans doute en raison de cet équilibre rural-urbain responsabilisant. 
J'aurais largement préféré que nous ayons le courage de reconnaître que notre pays doit passer à 10000 communes (au lieu de 36400!), à moins de 500 intercommunalités, à 40 départements (au lieu des 100 actuels et des 130 qu'on nous promet pour demain, dont 20% de riches et 80% de pauvres, jusqu'à leur suppression pure et simple de la carte administrative) et à 6 ou 7 grandes régions !
Le problème n'est pas le nombre de paliers, mais dans le nombre de collectivités par palier.

Mais, apparemment, l'heure est à la suppression d'un palier, le département, que personne n'ose supprimer frontalement, préférant la stratégie du pourrissement et de la terre brûlée par le démembrement, l'endettement, la mise sous tutelle d'une autre collectivité d'un autre palier (très limite sur le plan constitutionnel ...), avant la disparition au motif d'un échec réellement organisé.
Je regrette très profondément cette méthode et les conséquences qui lui sont associées, et m'y oppose et m'y opposerai avec vigueur, quelles que soient les personnalités portant et soutenant un tel projet.
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