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Je suis pour 34 départements et 9 régions en France métropolitaine

Publié le 24 Février 2013 par Fabien Perrussel

Chers amis,

 

A l'heure où certains formulent le souhait de voir le nombre de départements être réduit dans notre pays, à l'heure où d'autres, rarement conseillers généraux ou sénateurs (...), formulent discrètement le voeu de voir le département disparaître de notre cadre administrative, il me paraît assez cocasse et contradictoire que ceux-ci soient quasiment tous favorables, dans leur diversité et en légère incohérence avec leurs souhaits de départ, à l'émergence de métropoles, qui vont concrètement créer, ipso facto, 3 à 4 nouveaux départements sur le territoire national à court ou moyen terme, mais bien davantage encore, à savoir sans doute 20 à 30, à moyen ou long terme, si l'on prend objectivement en compte le fait urbain.


En effet, avec la création de métropoles valant conseils généraux sur leurs territoires respectifs, nous sommes en voie, à l'encontre de toute logique et de toutes les réflexions menées, de multiplier le nombre des départements dans notre pays, dans la mesure où ces métropoles ne sont pas amenées à couvrir la totalité des espaces géographiques constitués par les départements respectifs sur les territoires desquels elles se situent.


En ce qui me concerne, j'estime que cela ne va pas dans le bon sens, quand bien même cela a pu être imaginé et envisagé sous la précédente majorité présidentielle et parlementaire, mais bien objectivement encore au-delà de tout clivage politique.

Je n'étais alors déjà pas en accord avec cette idée "métropolitaine", d'autant qu'elle est une fausse réponse à la problématique du partage et de la séparation claires et nécessaires des compétences entre les différents échelons locaux.

 

Il est bien évident que ce n'est pas aujourd'hui que je vais l'être.

 

C'est pourquoi je formule avec précision la proposition qui a toujours été la mienne : ne supprimer aucun échelon territorial, et surtout pas l'échelon intermédiaire que constitue la collectivité départementale, mais, au lieu de cela, agréger, à chacun de ces échelons, des zones géographiques qui aujourd'hui constituent et caractérisent un véritable morcellement, un émiettement, de notre territoire national, métropolitain et d'outre-mer.

 

Celui-ci ne peut plus se satisfaire de 36000 politiques communales, de 3000 politiques intercommunales, de 100 politiques départementales et de 26 politiques régionales, toutes différentes et substantiellement contradictoires, voire volontairement antagoniques.

Des espaces voisins plus larges doivent converger dans la même direction politique et administrative, pour que cette direction ne soit pas l'entrave qu'elle est aujourd'hui pour leur dynamisme et leur attractivité économiques, aussi bien que pour leurs aménagements particuliers et l'Aménagement du Territoire National, qui ne peut plus s'articuler autour d'un ultra-centralisme des politiques infrastructurelles et économiques autour de Paris et de l'Ile de France, territoires ultra-déficitaires au regard de la balance commerciale, contrairement aux idées reçues (chaque année, l'Ile de France importe 55 milliards d'euros de plus que la région n'exporte, représentant 26% des importations françaises, contre seulement 18% des exportations, malgré cette centralité).


C'est ainsi qu'aujourd'hui je formule une proposition consistant à réduire, dans la cohérence des bassins de vie démographiques et économiques de France métropolitaine (et d'outre-mer, s'agissant presque essentiellement de la Guadeloupe et de la Martinique, à fusionner au sein d'une seule région des "Caraïbes Françaises"), simultanément le nombre des départements et le nombre des régions, à travers la carte ci-jointe.

 

Mon objectif est clair : inciter, inviter, nos responsables politiques, et, à défaut d'action de leur part, proposer d'agir, en nous appuyant sur la relative homogénéité de notre territoire national et de ses richesses et atouts, dans le sens de régions et pôles forts, pertinents, sur le plan politique, administratif, culturel, économique et social, à l'échelle de l'Europe, voire du monde, et capables de rivaliser, dans une compétition nationale efficace, car saine, loyale et "gagnant-gagnant", avec Paris et l'Ile de France.

Il y va, selon moi, de la survie de notre économie et de l'unité de notre territoire, dont l'urbanité et la ruralité ne peuvent qu'être complémentaires.

 

Retrouvez ci-après le projet de fusions régionales et départementales que je formule.

 

Amicalement,

 

Fabien Perrussel

 

France des Régions et des Départements-copie-1

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